Confinement et sentiments(2)

Feniksa est particulièrement gourmande: elle dévore tant la tarte de sa bouche mutine que son corps de ses yeux affamés… Trois mois de confinement seule, c’est long…

Elle se souvient de chacun de leurs mots échangés qui attisaient leur désir, elle se souvient avoir senti ses doigts sur sa peau à chacun de ses textes. Elle se souvient de chaque taquinerie, chaque sourire… chaque moment où elle a rêvé de ses bras.

Perdue dans ses pensées, Feniksa prend son Viennois et en boit une gorgée. Il sourit, avance une main vers sa bouche, glisse ses doigts sur ses lèvres pour en ôter la chantilly qu’elle y a mise. Elle frissonne dès qu’il la touche. Conscient qu’elle lutte pour ne pas céder et respectueux de ses choix, il lui propose une balade à son image, le chemin des poètes. Elle est touchée par son attention lorsqu’elle découvre au gré de leurs pas les pierres sur lesquelles sont gravés des extraits de poèmes. Elle plonge son regard dans le sien, il y lit toute l’intensité de ses émotions. Doucement, il relève son menton et pose sans un mot ses lèvres sur sa bouche. Depuis le temps qu’il rêvait de goûter à sa douceur… le temps s’arrête de battre au rythme de leur cœur. Elle recule doucement savourant, les yeux fermés, ce baiser autant que lui. Puis elle glisse sa main dans la sienne et poursuit la promenade. Ils marchent sans un mot, laissant cette tension sensuelle prendre peu à peu le contrôle de leur corps.

Y Soudain, ne maîtrisant plus les émotions qu’il cachait au fond de ses yeux, Il agrippe Feniksa, la pousse délicatement contre un des arbres à l’abri des regards et l’embrasse fougueusement. Aussi ivre que lui de ces désirs attisés et inassouvis, elle répond à ses baisers. Leur langue se mêlent, se goûtent, se cherchent. Il mordille ses lèvres, descend doucement dans son cou la faisant frémir par ses baisers et ses caresses du bout de la langue. Il coince son corps entre l’arbre et lui, immobilise ses poignets d’une main ferme au dessus de sa tête. Elle s’abandonne, soumise à son plaisir. Son corps gémit de l’attendre encore…

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